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07/05 - Bulles au carré
07/05 - L'équation du millénaire
25/04 - L'équation du millénaire
08/11 - Le problème des nœuds
08/04 - Pourquoi retourner aux sources des mathématiques?
28/03 - Le monde fabuleux des fractales
21/03 - Le monde est mathématique
20/03 - Prix Abel 2013
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Après des études secondaires au lycée de Metz, Jean Victor Poncelet entre à l'école Polytechnique
en 1807 où il est étudiant de Monge. Il commence sa carrière comme militaire. Lieutenant du génie, il participe
à la campagne de Russie de 1812. Il est laissé pour mort par les Français lors de la bataille de Krasnoï. Récupéré
par les Russes, il est contraint à une marche de cinq mois jusque Saratov où il est emprisonné deux ans. Durant cette marche
et cette détention, alors qu'il est privé de tout ouvrage scientifique, il restitue de mémoire les cours de Monge
et de Carnot, et met au point sa théorie des propriétés projectives des figures.
A son retour à Metz, il poursuit sa carrière militaire tout en affinant
ses recherches sur la géométrie projective. Il publie en 1822 son principal ouvrage, Traité des propriétés
projectives des figures. A partir de 1825, il enseigne la mécanique à Metz, et trouve des procédés
pour améliorer l'efficacité des turbines et des moulins à eau. En 1834, il devient membre de l'Académie des sciences,
puis est nommé professeur à la faculté des sciences de Paris, avant de devenir commandant de l'Ecole Polytechnique
avec le grade de général. Membre de l'assemblée constituante, il refuse en 1848 de servir le second Empire et est démis
de ses fonctions.
La géométrie projective est une branche délaissée en France depuis Desargues.
Dans cette géométrie, on s'intéresse aux propriétés des figures invariantes par projection centrale.
On y est amené à introduire une droite de l'infini qui représente les directions des droites :
dans cette géométrie, deux droites parallèles du plan se coupent en un point de la droite de l'infini.
L'apport principal de Poncelet dans cette géométrie est de deux ordres. Il remarque d'abord
la symétrie de certains énoncés de géométrie si l'on échange dans ces énoncés les mots "point" et "droite".
Cette symétrie est encore plus remarquable si on considère la droite de l'infini. Poncelet en déduit un principe
de dualité qui permet de démontrer automatiquement de nouveaux théorèmes à partir d'anciens.
D'autre part, Poncelet énonce un principe de continuité qui affirme que les propriétés d'une figure, invariantes
par certaines transformations, ne changent pas si cette figure prend une position limite. Poncelet
n'a pas les outils topologiques pour prouver ce principe, mais il le défend ardemment face aux critiques
de ses contemporains. Il faudra attendre le XXè siècle pour obtenir une véritable preuve de ce principe,
mais il permet à Poncelet d'établir de nombreuses propriétés des coniques.
Les travaux de Poncelet entrainèrent un regain d'intérêt pour la géométrie, notamment
auprès des mathématiciens allemands, comme Steiner, Von Staudt, ou Klein. En France, c'est Michel Chasles
qui les popularisera.
Les mathématiciens contemporains de Poncelet (né en 1788)
- Joseph Gergonne (né en 1771)
- Sophie Germain (née en 1776)
- Carl Gauss (né en 1777)
- Josef Wronski (né en 1778)
- Denis Poisson (né en 1781)
- Bernard Bolzano (né en 1781)
- Augustin Fresnel (né en 1788)
- Augustin-Louis Cauchy (né en 1789)
- Charles Babbage (né en 1791)
- Michel Chasles (né en 1793)
- Jean-Marie Duhamel (né en 1797)
- Pierre Sarrus (né en 1798)
- Joseph Bertrand (né en 1802)
- Niels Abel (né en 1802)
- Charles-François Sturm (né en 1803)
- Carl Jacobi (né en 1804)
- Peter Dirichlet (né en 1805)
- William Hamilton (né en 1805)
Les entrées du Dicomaths correspondant à Poncelet
- Poncelet (théorème de) Théorème de Poncelet

