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Pierre Sarrus (10 mars 1798 [Saint-Affrique] - 20 novembre 1861 [Saint-Affrique])

Pierre-Frédéric Sarrus est un mathématicien français du XIXè siècle. Il est originaire de Saint-Affrique, dans l'Aveyron, comme le grand mathématicien Emile Borel, près d'un siècle plus tard. Orphelin de père (qui était officier de marine), il est élevé par sa mère. Si sa scolarité n'est pas spécialement brillante (il semble en particulier qu'il ait du mal à se plier à la discipline), il est intéressé par les mathématiques et la médecine. Il choisit d'abord cette seconde discipline. Mais, pour rentrer à la faculté de médecine, il fallait présenter un "certificat de bonne vie et moeurs". Sarrus, qui affiche ses convictions bonapartistes et son protestantisme dans une France en pleine Restauration, se voit refuser ce certificat. Il entre alors à la faculté des sciences, apparemment moins regardante, et il y obtient un doctorat de mathématiques en 1821, puis l'agrégation un an plus tard.

Son premier poste est au collège de Pézenas, près de Montpellier. Il y a la chance de fréquenter Gergonne, professeur à la faculté de Montpellier et surtout créateur de la première revue mathématique, les Annales de Gergonne. Celui-ci encourage Sarrus qui poursuit ses recherches et publie de nombreux travaux dans les annales. Ces travaux finissent par être remarqué et, après un petit intermède à Perpignan, Sarrus est nommé en 1829 professeur de mathématiques à l'Université de Strasbourg. Il y fera le reste de sa carrière, occupant même le poste de doyen de 1839 à 1852. Suite à des problèmes de santé (une affection du larynx le prive par moments de l'usage de la parole), il prend sa retraite en 1858 et se retire dans le Midi, où il décède en 1861.

Les recherches de Sarrus concernent essentiellement le calcul des variations, la mécanique des pièces articulées, la théorie des équations. S'ils sont de très bon niveau (un de ses mémoires sur le calcul des variations reçoit notamment le grand Prix de l'Académie des Sciences en 1843), les travaux de Sarrus ne lui auraient sans doute pas permis de passer à la postérité. C'est une règle simple pour calculer les déterminants 3×3, un moyen mnémotechnique qui ne s'étend pas aux dimensions supérieures, qui fait que son nom est encore connu des étudiants aujourd'hui!

Les entrées du Dicomaths correspondant à Sarrus

Les mathématiciens contemporains de Sarrus (né en 1798)