Calculer la musique, calculer le son - 21/03 Dans le cadre du cycle de conférences "Les Horizons du Savoir" sur la thématique "Des Chiffres et des Hommes" est organisée à la Maison de la Région à Marseille, le 27 mars à 18h30, une conférence dont le titre est : "Calculer la musique, calculer le son...". L'orateur sera Jean-Claude Risset, compositeur, directeur de recherche émérite au Laboratoire de Mécanique et d'Acoustique (CNRS), Grand Prix National de la Musique (1990), Médaille d’or du CNRS (1999).
Voici le résumé de la conférence : les liens des mathématiques avec la musique sont anciens et profonds : la numérologie des intervalles musicaux tient une grande place dans la théorie de la musique - elle a joué également un rôle scientifique significatif. La notation musicale anticipe sur l'usage des coordonnées cartésiennes. Et les règles d'harmonie ou de contrepoint peuvent être programmées, si bien que certaines compositeurs ont recours à la composition assistée par ordinateur. En 1957, Max Mathews a pu enregistrer des sons sous forme d'une suite de nombres, et aussi synthétiser des sons musicaux à l'aide d'un ordinateur se chargeant de calculer les nombres représentant le son. La synthèse permet ainsi de composer le son lui-même: elle a suscité l'intérêt des musiciens. Le "son numérique" été popularisé par les disques compacts, les synthétiseurs et les échantillonneurs et aussi par l'activité d'institutions comme l'IRCAM. Les mathématiques sont l'outil omniprésent de ce nouvel artisanat du son musical, qui permet d'imiter les instruments acoustiques; de créer des sons synthétiques "illusoires" ou "paradoxaux"; de composer des textures sonores inédites; d'interpréter des musiques en "temps réel", grâce à la norme MIDI de description numérique des évènements musicaux.
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Voici le résumé de la conférence : les liens des mathématiques avec la musique sont anciens et profonds : la numérologie des intervalles musicaux tient une grande place dans la théorie de la musique - elle a joué également un rôle scientifique significatif. La notation musicale anticipe sur l'usage des coordonnées cartésiennes. Et les règles d'harmonie ou de contrepoint peuvent être programmées, si bien que certaines compositeurs ont recours à la composition assistée par ordinateur. En 1957, Max Mathews a pu enregistrer des sons sous forme d'une suite de nombres, et aussi synthétiser des sons musicaux à l'aide d'un ordinateur se chargeant de calculer les nombres représentant le son. La synthèse permet ainsi de composer le son lui-même: elle a suscité l'intérêt des musiciens. Le "son numérique" été popularisé par les disques compacts, les synthétiseurs et les échantillonneurs et aussi par l'activité d'institutions comme l'IRCAM. Les mathématiques sont l'outil omniprésent de ce nouvel artisanat du son musical, qui permet d'imiter les instruments acoustiques; de créer des sons synthétiques "illusoires" ou "paradoxaux"; de composer des textures sonores inédites; d'interpréter des musiques en "temps réel", grâce à la norme MIDI de description numérique des évènements musicaux.
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