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07/05 - L'équation du millénaire
25/04 - L'équation du millénaire
08/11 - Le problème des nœuds
08/04 - Pourquoi retourner aux sources des mathématiques?
28/03 - Le monde fabuleux des fractales
21/03 - Le monde est mathématique
20/03 - Prix Abel 2013
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Mohammed ibn Musa al-Khwarizmi est le premier des mathématiciens persans,
et sans doute le plus connu. Il vit à Bagdad du temps de la splendeur de la dynastie abbasside. Le calife
al-Mamum qui règne sur l'empire encourage les sciences et les arts. Il crée le premier observatoire permanent
au monde, il fonde une maison de la sagesse
où al-Khwarizmi et d'autres traduisent des textes scientifiques et philosophiques grecs, et étudient,
à partir de ceux-ci, astronomie, algèbre et géométrie.
Le premier mérite d'al-Khwarizmi est d'avoir été un formidable passeur de connaissance.
Il introduit dans son aire culturel les connaissances mathématiques indiennes, notamment le système décimal de numération.
La traduction latine de son ouvrage Algorithmi de numero indorum permit la transmission de ces connaissances
jusque dans l'Occident du XIIè siècle. D'ailleurs, le mot Algorithmi, traduction latine d'al-Khwarizmi,
a donne notre "algorithme".
Al-Khwarizmi est aussi un des pionniers de l'algèbre. Dans son traité,
Kitab al jabr w'al muqabalah, il traite de façon systématique les équations du second degré.
En utilisant l'al jabr, littéralement la remise en place, il transforme une soustraction dans un membre en une
addition dans l'autre membre, tandis qu'al muqabalah, littéralement le balancement, revient à supprimer
dans les deux membres l'addition d'un même terme. Il ramène ainsi toutes les équations du second degré
à six équations qu'il sait résoudre. Dans la plus pure tradition euclidienne, il complète ces méthodes
algébriques par des résolutions géométriques. C'est le terme al jabr, qui, traduit en latin par algebra, a donné
notre mot algèbre.

