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Résumé de la discussion (messages les plus récents en premier)
- Borassus
- 31-05-2025 20:25:27
Bonsoir Roro, bonsoir tout le monde,
il y a deux cas de figure :
C'est effectivement ce que j'ai compris au moment de partir rendre visite à une amie.
Quand on souhaite simplement visualiser une fonction, la logique du couple $(x\,,\,y)$ prédomine.
A partir du moment où on raisonne sur des objets géométriques (droites, triangles, cercles, parallélogrammes, parallélépipèdes, cylindres, cônes, pyramides, tétraèdres...), la logique qui prédomine est celle de longueurs, les unités étant les normes des vecteurs unitaires. (Il n'est pas nécessaire de leur attribuer des unités S.I., ou autres.)
Cas particulier intéressant, celui de la parabole :
Si la parabole est définie par sa seule équation $y = ax^2 + bx + c$, on est dans la logique de visualisation d'une fonction, et mes considérations sur la dimension des coefficients n'ont effectivement pas de sens.
Si la parabole est définie en tant qu'objet géométrique par son foyer et sa directrice (par exemple $F(0, \frac 1 4)$ et $y = - \frac 1 4$, de la même façon qu'un cercle est défini par son centre et son rayon), ce que je ne vois jamais, sa visualisation relève de la géométrie, et la logique devant être appliquée est celle des longueurs.
La frontière entre les deux logiques n'est pas toujours si bien tracée :
Lorsque, par exemple, un exercice demande, après l'étude détaillée d'une fonction, de calculer l'aire, en unités d'aire, entre la courbe représentant la fonction, l'axe des abscisses, et deux bornes $\alpha$ et $\beta$ (ou entre deux courbes), l'exercice se place d'abord dans la logique de visualisation d'une fonction, puis passe dans la logique géométrique des longueurs...
Merci donc, Roro, d'avoir une fois de plus consolidé ma compréhension de fond !
(Je répercute presque toujours mes compréhensions acquises grâce à vous ; vous contribuez donc, à travers moi, à la consolidation des compréhensions de mes élèves. Merci pour eux, et merci pour moi !)
- Roro
- 31-05-2025 17:24:33
Re-bonjour,
Je n'ai pas envie de me lancer dans un long débat car j'ai l'impression d'avoir dit ce que j'avais déjà en tête mais je ré-itère : pour moi, il y a deux cas de figure :
1/ le repère est sans dimension (x et y sont sans dimension) et on étudie des grandeurs sans dimension, donc par exemple la fonction de graphe $\{(x,y)~;~ y= sin(x)\, \mathrm{exp}(1+x²)\}$.
2/ chaque axe du graphe représente une quantité dimensionnée et dans ce cas, les équations qui m'intéressent sont aussi dimensionnées et on écrira rarement $\mathrm{exp}(x)$ dans ce cas. Lorsque les quantités sont des longueurs, on préfèrera par exemple $\mathrm{exp}(x/L)$ ou $\mathrm{exp}(\lambda \, x)$, $L$ et $\lambda$ étant des paramètres physiques exprimés en $m$ ou $m^{-1}$.
Par exemple pour déterminer l'aire d'un disque (objet géométrique) de rayon $R$ (en mètre), on calculera $2\int_0^R \sqrt{1-(x/R)²} \, \mathrm dx$... et généralement on fait un changement de variable ($y=x/R$) pour se ramener à un problème sans dimension !
Il existe surement plein d'exercices de lycée qui demande de faire des calculs sans réfléchir au dimension mais il doit falloir voir ça comme des exercices d'apprentissage. D'après mon expérience, mélanger les maths et la physique à tout prix et partout n'est pas toujours très pédagogique.
Roro.
- Borassus
- 31-05-2025 12:59:03
L'exponentielle, tout comme le logarithme ou toute autre fonction, est une nombre sans dimension.
Je vois donc l'expression $y = e^x$ comme étant $y = 1 \times e^x$, le coefficient $1$ ayant pour dimension une longueur, et $e^x$ signifiant "exponentielle de la valeur $x$".
Si un repère est sans dimension, quel sens ont alors les exercices demandant de calculer une distance, une aire, ou un volume ? (Il y en a plein en Terminale.)
Je reviens à ma remarque initiale : $x= \cos \alpha$ et $y = \sin \alpha$ signifient les coordonnées d'un point du cercle de rayon 1, alors que $x= 2\cos \alpha$ et $y = 2\sin \alpha$ signifient les coordonnées d'un point du cercle de rayon 2.
Il ne me semble pas qu'un cercle soit une entité sans dimension.
- Roro
- 31-05-2025 12:41:16
Bonjour,
Je ne suis pas vraiment d'accord avec le fait que dès qu'on a un repère, on doit travailler avec des longueurs dimensionnées.
Dans ce cas, quel sens donner par exemple aux coordonnées du graphe de la fonction exponentielle ?
Lorsqu'on trace l'ensemble des couples $(x,y)$ tels que $y=\mathrm e^x$ comment donner le sens d'une longueur à $y$ si $x$ est en mètres ? (sauf si on adimensionne...)
Bref, pour moi, sauf cas très particulier, un repère n'a pas de dimension.
Roro.
- Borassus
- 31-05-2025 09:03:11
Bonjour Roro, bonjour à tous,
Entendons-nous bien : mes remarques portent UNIQUEMENT sur l'utilisation d'un repère.
Les coordonnées d'un point correspondent alors à des distances par rapport à l'origine, et ont donc une dimension de longueur.
Je rappelle qu'un très grand nombre d'exercices, notamment de géométrie dans l'espace, demandent de calculer dans un repère orthonormé des longueurs, des aires, des volumes, des distances d'un point à une droite ou d'un point à un plan, demandent de démontrer que tel triangle est rectangle ou isocèle (ou les deux), etc.
Ce que j'écris, c'est qu'à partir du moment où on raisonne dans un repère, les coefficients, même implicites et égaux à $1$, ne sont pas des nombres abstraits mais ont bien une dimension, dont, certes, on ne se rend pas toujours compte.
Donc, dans $y = x^2 + x + 1$, il faut sommer des longueurs, et non sommer une aire, une longueur et un nombre !
(On dit bien que la constante $1$ est l'ordonnée à l'origine, qui correspond à la distance entre l'intersection de la courbe avec l'axe des ordonnées et l'origine.)
- Roro
- 30-05-2025 23:08:50
Bonsoir,
C'est un peu étrange de vouloir donner des dimensions dans toutes les équations, comme par exemple dans $y=x²+1$.
La plupart du temps, quand on veut travailler correctement avec un système physique, on écrit d'abord des égalités avec des grandeurs physiques (rarement la valeur 1), puis on adimensionne pour en déduire une égalité sans dimension sur laquelle on peut faire des maths sans se poser ces questions.
Ainsi, pour étudier le système physique typique de l'élongation d'un ressort, de la forme
$$mx''(t)=-kx(t)$$
où $x(t)$ est une longueur ($m$), $t$ un temps ($s$), $m$ et $k$ deux constantes physiques (la première est la masse (kg), la seconde une constante d'un ressort ($s^{-1}$)), je préfère définir les grandeurs sans dimension :
$$X=x/\chi, \quad T=t/\tau \quad \text{et} \quad K=k\tau^2/m\chi$$
où $\chi$ est une longueur caractéristique et $\tau$ un temps caractéristique. On a alors à étudier
$$X''(T) = -KX(T).$$
C'est parfois intéressant de conserver les paramètres physiques pour s'assurer au cours des étapes de la "validité" de ce qu'on écrit, mais c'est très rare que les coefficients physiques soient des valeurs entières. Il ne faut pas tout mélanger, on a des problèmes physiques qu'on peut étudier en tant que tel, ou en les ré-écrivant sous forme sans dimension, mais on peut aussi s'intéresser à un problème de maths sans dimension ne serait-ce que pour comprendre des méthodes et principes mathématiques.
Ce n'est rien que mon point de vue !
Roro.
- Borassus
- 30-05-2025 20:51:50
Bonsoir cher JLB, bonsoir à tous,
Merci de cette réflexion philosophique qui m'a fait penser au célèbre tableau de Magritte "la Trahison des images" avec pour légende « Ceci n'est pas une pipe ».
Pour continuer sur cette lancée, dans l'équation de parabole $y = x^2 + x + 1$, le $1$ implicite de $x^2$ a une dimension $L^{-1}$ ; le $1$ implicite de $x$ est un nombre sans dimension, et le $1$ explicite de la constante a pour dimension $L$.
De même, dans l'équation $y = x^3 + x^2 + x + 1$, le $1$ de $x^3$ a une dimension $L^{-2}$, etc.
Bien amicalement en retour,
Borassus
- jelobreuil
- 30-05-2025 13:38:39
Bonjour Borassus,
Eh oui, toujours l'ambiguïté entre signifiant (symbole ou chiffre) et signifié (objet ou nombre) ...
Le signe "=" est décidément trompeur !
Bien amicalement, JLB
- Borassus
- 29-05-2025 07:53:29
Bonjour à tous,
Toujours à propos de la multiplication des rapports trigonométriques par $R$ :
sur la figure ci-dessus, $OK = R \times \cos \, \alpha$ , et $OL = R \times \sin \, \alpha$.
Etant le rapport de deux longueurs — dans un triangle rectangle, cosinus = côté adjacent sur hypoténuse ; sinus = côté opposé sur hypoténuse —, cos, sin, tan, etc. sont des nombres sans dimension.
Les écritures $OK = R \times \cos \, \alpha$ , et $OL = R \times \sin \, \alpha$ représentent donc bien des égalités cohérentes en termes de dimensions : une longueur est égale à une longueur multipliée par un nombre sans dimension.
Par contre, écrire, sous prétexte que $R = 1$, $x = \cos \, \alpha$ et $y = \sin \, \alpha$ revient à introduire une incohérence : une longueur est égale à une nombre sans dimension.
L'écriture correcte devrait donc être $x = 1 \times \cos \, \alpha$ et $y = 1 \times \sin \, \alpha$ , avec $1$ ayant une dimension de longueur.
Bonne première journée de pont.
PS : Dans la même logique, écrire $y = x^2$ ou $y = x^3$, c'est écrire qu'une longueur est égale à une aire ou à un volume !
Comme quoi, tout neutre pour la multiplication qu'il soit, $1$ n'est pas si neutre que cela... :-)
- Borassus
- 28-05-2025 20:09:43
Tu es tout excusé ! :-)
PS : Je m'amuse parfois à faire démontrer les différentes longueurs à des élèves de Troisième. Au fou !!!
J'ai fait mieux aujourd'hui : en guise d'exercice d'application du théorème de Thalès, j'ai fait calculer les rapport à mon élève de 4ème préféré sur un cercle de rayon R (je lui avais préalablement rappelé les trois rapports cosinus, sinus et tangente) :
On trouve — amis élèves, je vous conseille de vous amuser à retrouver les résultats — :
$OP = R^2 \times \dfrac 1 {OK} = R \times \dfrac 1 {\cos \, \alpha}$
$AP = R \times \dfrac {OL}{OK} = R \times \tan \, \alpha$
$OF = R^2 \times \dfrac 1 {OL} = R \times \dfrac 1 {\sin \, \alpha}$
$BF = R \times \dfrac {OK} {OL} = R \times \dfrac 1 {\tan \, \alpha}$
Important : A propos de la multiplication par $R$, il faut bien comprendre, chers élèves, que les valeurs $\dfrac {\sqrt 3}{2}$ , $\dfrac {\sqrt 2}{2}$ , $\dfrac {1}{2}$ ne valent que pour un cercle de rayon 1.
Pour un cercle de rayon $R$, il faut tout simplement multiplier toutes les valeurs par $R$.
Pour illustrer cela, je vous propose de placer précisément à la règle et au compas le point de coordonnées $\left( 2 - \dfrac{\sqrt 3}{2} \,,\, 2 + \sqrt 2 \right)$
- cailloux
- 28-05-2025 19:19:03
Je n'avais pas remarqué que sécante et cosécante figuraient sur ta figure; honte à moi !
- Borassus
- 28-05-2025 18:51:03
Bonsoir Cailloux, bonsoir à tous,
Voici la seconde version en utilisant la tangente en $M$, comme tu le préconises, et en utilisant pour l'axe de la cotangente la droite symétrique à la première.
C'est une autre vision, dont l'intérêt réside dans ce que le cosinus et son inverse (la sécante), d'une part, et le sinus et son inverse (la cosécante), d'autre part, sont portés par le même axe.
Sondage : Quelle vision préférez-vous ?
- jelobreuil
- 28-05-2025 18:40:22
Bonsoir à tous,
Bernard-maths, apparemment, tu ne t'es pas encore aperçu de la bourde que tu as faite par inattention dans ton premier message (#3 dans cette discussion) : les deux dernières de tes figures dans ce message sont identiques, l'une d'elles ayant pris la place du cas "point M dans le quatrième quadrant" ...
Bien amicalement, JLB
- cailloux
- 28-05-2025 13:01:01
Bonjour Borassus,
Ton dessin aurait été encore plus joli (et complet) en y faisant figurer la tangente en $M$ au cercle trigonométrique et ses points d'intersection avec les axes.
J'ajoute que traditionnellement, pour ne pas avoir des axes orientés à droite, à gauche, celui de la cotangente est plutôt le symétrique du tien par rapport au centre du cercle trigonométrique.
- Borassus
- 28-05-2025 08:10:45
Hello everybody,
Petite précision concernant ma (jolie :-) figure :
l'axe de la tangente a pour origine le point $(1 \,,\, 0)$ et orienté positivement vers le haut ;
l'axe de la cotangente a pour origine le point $(0 \,,\, -1)$ et est orienté positivement vers la gauche.









