Théorème des fonctions implicites
Une courbe plane est souvent définie par une équation $f(x,y)=0$, par exemple le cercle trigonométrique a pour équation $x^2+y^2-1=0$. Pourtant, les courbes que l'on sait tracer ont plutôt pour équation $y=g(x)$. Il arrive qu'au voisinage d'un point $(a,b)$ de la courbe, les solutions de $f(x,y)=0$ peuvent s'exprimer sous la forme $y=g(x)$ pour une certaine fonction $g$. On dit alors que $y$ est une fonction implicite de $x$. Il existe un théorème donnant une condition d'existence d'une telle fonction implicite.
La condition $\frac{\partial f}{\partial y}(a,b)\neq 0$ signifie qu'au point $(a,b)$, les vecteurs tangents à la courbe $f(x,y)=0$ ont une composante en $x$ non nulle. Autrement dit, la courbe "avance le long de l'axe des abscisses". On peut donc exprimer localement $y$ en fonction de $x$.
Regardons ce que ce théorème signifie sur le cercle $x^2+y^2-1=0$, pour lequel $\frac{\partial f}{\partial y}=2y$.
- au point $(0,1)$ on a $\frac{\partial f}{\partial y}(0,1)=2\neq 0$. On peut donc exprimer autour de $(0,1)$ $y$ en fonction de $x$. On peut ici donner une formule : $y=\sqrt{1-x^2}$.
- au point $(1,0)$ on a $\frac{\partial f}{\partial y}(1,0)=0$. On ne peut plus appliquer
le théorème des fonctions implicites et effectivement $y$ n'est plus une fonction de $x$ autour de $(1,0)$,
car pour $(x,y)$ proches de $(1,0)$ et
$x$ fixé, l'équation $x^2+y^2-1=0$ admet deux solutions possibles pour $y$.
En revanche, autour de $(1,0)$, on peut exprimer $x$ en fonction de $y$.

Le résultat précédent admet une généralisation aux fonctions comportant plus de deux variables, et à valeurs vectorielles. La condition qui apparait ici est l'inversibilité d'une bonne différentielle partielle de l'application.
En Italie, le théorème des fonctions implicites est connu sous le nom
de théorème de Dini. Il a en effet contribué à en donner un énoncé précis.








