2001 - exercice
21/05 - Les mathématiques ne sont qu’une histoire de groupes
17/05 - Salon Culture et Jeux Mathématiques
16/05 - La fête à Fermat
16/05 - Que se cache-t-il derrière une figure géométrique ?
05/04 - Les prodigieux théorèmes de Monsieur Nash
30/03 - Le ciel des mathématiciens
Histoire -- Problèmes célèbres
Théorie des nombres -- Equations diophantiennes
Le théorème de Pythagore, tout le monde connait! Le carré de l'hypoténuse vaut la somme des carrés des
deux autres côtés. D'autre part, il existe des triangles rectangles dont les 3 côtés sont des entiers, par exemple, 3,4,5.
En d'autres termes, on a 52=32+42. Ainsi, l'équation x2+y2=z2,
où x,y et z sont des entiers, a des solutions. Maintenant, si on considère une petite variation de cette équation,
par exemple x3+y3=z3 ou xn+yn=zn, avec n strictement
plus grand que 2, il n'est plus si facile de trouver des solutions.
Au XVIIè siècle, alors que les mathématiques ont un regain d'intérêt en Europe, le juge toulousain
Pierre de Fermat consacrait beaucoup de son temps libre à étudier l'Arithmetica de Diophante. Dans un passage
consacré au théorème de Pythagore, Fermat étudia la variante décrite ci-dessus. En marge de son exemplaire de l'Arithmetica,
à la suite du problème 8, il nota ainsi l'observation suivante :
Cubem autem in duos cubos, aut quadratoquadratum in duos quadratoquadratos, et generaliter nullam in infinitum ultra quadratum potestatem in duos eiusdem nominis fas est dividere.Quelques lignes plus bas, il inscrivit :
Il est impossible pour un cube d'être écrit comme la somme de deux cubes ou pour une quatrième puissance d'être écrite comme la somme de deux quatrièmes puissances ou, en général, pour n'importe quel nombre égal à une puissance supérieure à deux d'être écrit comme la somme de deux puissances semblables.
Cuius rei demonstrationem mirabilem sane detexi hanc marginis exiguitas non caperetOn ne retrouva jamais la "preuve" de Fermat (tout indique qu'il n'en avait d'ailleurs pas), et cette énigme, montrer que xn+yn=zn n'a pas de solutions entières pour n>2, fut la plus grande énigme qui agita le monde des mathématiciens pendant 4 siècles. Le cas n=4 fut rapidement résolu (par Fermat lui-même, en utilisant la méthode de la descente infinie). Le premier progrès important fut ensuite réalisé par Euler, près d'un siècle plus tard, qui en utilisant les nombres complexes vint à bout du cas n=3. Il fallut attendre encore 75 ans pour que Sophie Germain, Dirichlet et Legendre prouvent le cas n=5. Quatorze ans plus tard, Lamé enrichit encore la méthode pour traiter le cas n=7. De nombreux travaux continuèrent sur ce problème, permettant des avancées considérables en mathématiques. Mais il fallut attendre 1996, et le mathématicien anglais Andrew Wiles, pour trouver une réponse définitive. Au fait, Fermat avait raison! Il n'y pas de solutions à cette fameuse équation. Ce qui fut longtemps appelée la conjecture de Fermat, ou le dernier théorème de Fermat, s'appelle désormais théorème de Fermat-Wiles. Pour en savoir plus sur l'aventure du théorème de Fermat, on recommande la lecture de Le dernier théorème de Fermat, de Simon Singh, publié chez Lattès et chez Hachette Littératures. A un niveau très supérieur, celui qui s'intéresse au type de mathématiques nécessaires pour la démonstration du théorème de Fermat pourra lire Invitation aux mathématiques de Fermat-Wiles d'Yves Hellegouarch.
J'ai une démonstration véritablement merveilleuse de cette proposition, que cette marge est trop étroite pour contenir.

