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![]() En soit, on sait qu'une simple substitution n'apporte aucune sécurité. Mais le Che et Fidel Castro avaient aussi recours à une forme du chiffre de Vernam (aussi employé pour le téléphone rouge entre Washingtown et Moscou), et que l'on sait parfaitement sûr. Che Guevara écrivait sous le message chiffré (transformé en nombres de la façon précédente) une suite de nombres compris entre 1 et 100, et connus uniquement de lui-même et de Cuba. Il faisait ensuite l'addition nombre par nombre modulo 100 (en ne gardant que le reste dans la division par 100), puis envoyait ce message à Cuba par un canal non sécurisé (radio). A l'arrivée, Fidel Castro opérait la même opération en sens contraire. ![]() Si la clef est parfaitement aléatoire, employée une seule fois, et de longueur aussi longue que le message à envoyer, le chiffre utilisé par le Che est prouvé parfaitement sûr : personne ne peut décrypter sans la clef. Ceci explique la popularité du chiffre de Vernam dans les milieux diplomatiques. Le problème essentiel est le transport des clés, qui doivent être très longues. On préfère désormais bien souvent utiliser un autre algorithme, avec une clé plus courte, mais qui dans la pratique offre le même niveau de sécurité! Et encore, dans la cryptographie expliquée...
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