2001 - exercice
21/05 - Les mathématiques ne sont qu’une histoire de groupes
17/05 - Salon Culture et Jeux Mathématiques
16/05 - La fête à Fermat
16/05 - Que se cache-t-il derrière une figure géométrique ?
05/04 - Les prodigieux théorèmes de Monsieur Nash
30/03 - Le ciel des mathématiciens
Marie-Sophie Germain est une des premières femmes mathématiciennes. Brillante autodidacte, estimée par quelques uns de ses pairs, elle s'est toutefois heurtée à l'intransigeance de son époque envers les femmes savantes.
Sophie Germain est née le 1er avril 1776 à Paris, d'une famille bourgeoise issue de plusieurs générations de commerçants. Son père Ambroise-François Germain est un député actif du Tiers-Etat à l'Assemblée Constituante de 1789. Sophie Germain devait rester toute sa vie à la charge de sa famille, puisqu'elle ne se maria pas, et n'acquit jamais une quelconque position sociale.
C'est à l'âge de 13 ans que Sophie Germain découvre le monde des mathématiciens par la lecture du récit de la vie (et de la mort!) d'Archimède. Bien que ses parents ne l'y encourage pas, elle se découvre une vocation et lit tout ce qui lui tombe sous la main, élaborant ses propres traductions de certains ouvrages classiques. On dit même qu'elle se levait la nuit pendant le sommeil de ses parents pour aller étudier à la lueur d'une bougie.
A 19 ans, elle parvient à obtenir les notes de cours de l'Ecole Polytechnique nouvellement créée. Elle commence à entretenir une correspondance avec Lagrange, qui y est professeur d'Analyse, sous le pseudonyme de "Mr Le Blanc". Lorsque Lagrange découvre la supercherie, il est profondément admiratif devant le courage de cette femme.
La théorie des nombres est le premier domaine où Sophie Germain apporte une contribution importante. Elle a lu les Disquisitiones Arithmeticae de Gauss, ouvrage publié en 1801, et échange avec ce dernier 12 lettres entre 1804 et 1809, toujours sous le pseudonyme de Mr Le Blanc. On lui doit notamment les plus importantes avancées sur le théorème de Fermat depuis Euler (1738), et avant Kummer (1840). Elle démontre que si n est un nombre premier (distinct de 2) tel que 2n+1 est un nombre premier, alors un triplet d'entiers (x,y,z) ne peut vérifier l'équation de Fermat :
- Jacques II Bernoulli (né en 1759)
- Jean-Robert Argand (né en 1768)
- Jean-Baptiste Fourier (né en 1768)
- Carl Gauss (né en 1777)
- Bernard Bolzano (né en 1781)
- Denis Poisson (né en 1781)
- Augustin Fresnel (né en 1788)
- Jean-Victor Poncelet (né en 1788)
- Augustin-Louis Cauchy (né en 1789)
- Michel Chasles (né en 1793)
- Jean-Robert Argand (né en 1768)

